L’agriculture bio gagne du terrain

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La filière fruits et légumes se porte bien à La Réunion et ne cesse de se développer. Progressivement, les agriculteurs adoptent la tendance bio pour offrir des produits toujours plus sains aux consommateurs.

Après s’être rendu chez un éleveur laitier ce matin à Saint-Leu, le commissaire européen à l’agriculture, Dacian Ciolos a poursuivi sa visite à Pierrefonds dans une exploitation de fruits et légumes de 10 hectares.

Le représentant de l’Union européenne a rencontré Jean-Paul Fontaine, un agriculteur qui mise sur une production raisonnée et bio sur certaines cultures. Il partage son travail entre plein air et serre et n’utilise que très peu de machines. Une initiative que Dacian Ciolos a souhaité féliciter.

La filière fruits et légumes se porte bien et est jugée comme structurante pour l’agriculture réunionnaise. Pour de nombreux agriculteurs comme Jean-Paul Fontaine, le bio est considéré comme l’avenir de l’agriculture. A la place des produits chimiques pour traiter ses parcelles, il utilise des insectes prédateurs. Cette méthode demande d’ailleurs un véritable savoir-faire mais pour un résultat final bénéfique pour la santé.

Jean-Paul Fontaine cultive 750 mètres carré de citrouilles bio. L’endroit est fermé et équipé pour éviter l’usage des pesticides. Au lieu de ces produits chimiques les insectes nuisibles sont tués par des pièges à colle le jour ou électriques. Pour garder le sol frais et éviter les mauvaises herbes, ce n’est pas du plastique mais de la paille de canne qui est utilisée.

Le bio, c’est l’avenir“, assure Jean-Paul Fontaine. “Quand on donne un fruit ou un légume à un bébé, il n’y aura pas de produits chimiques“, rappelle l’agriculteur.

Sur cette exploitation de Pierrefonds travaillent au quotidien 4 membres de la famille Fontaine et 2 ouvriers agricoles. Le propriétaire de l’exploitation faire suivre l’évolution de sa production par des techniciens lui apportant des conseils.

D’autres agriculteurs sont eux plus sceptiques sur l’efficacité de la lutte biologique intégrée. “En général, les agriculteurs essaient sur une petite partie de l’exploitation et ne s’étende qu’une fois l’expérience concluante“, confie Aurore Ferrante, technicienne agricole à la Sica Terre réunionnaise.

Développer le bio à La Réunion, c’est aussi répondre à un axe de la politique agricole commune à l’échelle européenne. Certains espèrent arriver à l’autosuffisance alimentaire et exporter encore plus vers la métropole. Pour Younous Omarjee, député européen, ces agriculteurs réunionnais qui réussissent dans le bio donne l’exemple. “Nous apportons la preuve de notre capacité à organiser une filière, à écouler les produits et à obtenir la confiance des consommateurs“, déclare-t-il.

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