Il faut que l’Etat dise à ceux qui se gavent que la fête est finie!

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J’ai rencontré ce soir à la Prefecture la Ministre des Outremers Annick Girardin dans le cadre normal du dialogue républicain entre le Gouvernement et les parlementaires.

J’ai dit à la Ministre , courtoisement mais fermement, ce qui de mon point de vue devait être dit. J’y reviendrais en detail dans un prochain post. Mais en deux mots, je lui ai indiqué qu’elle ne doit pas sous estimer la determination des Gilets Jaunes et des réunionnais a voir leurs demandes satisfaites. Que si l’issue de la crise est souhaitable et souhaitée, celle ci interviendra de mon point de vue si le gouvernement parvient à répondre aux aspirations concrètes des réunionnais, à la souffrance sociale et tout particulièrement à la vie chère.

Je lui ai dit que j’avais le sentiment qu’elle s’était adressée ce soir plutôt au MEDEF qu’à toute la population en annonçant de nouveau une série de mesures en direction des entreprises sans garantie de retour pour l’emploi. Je lui ai rappelé la nécessité de s’attaquer d’urgence aux monopoles, d’agir sur les marges pratiquées par la grande distribution et par décret d’agir pour une série de produits sur les coefficients multiplicateurs en instaurant une limite aux prix. Il faut annoncer à ceux qui se sont engraissés sur cette économie de comptoir et société de rente que la fête est finie. Seule la fermeté de l’Etat sera a meme de mettre un terme aux pratiques abusives.

S’agissant de l’octroi de mer, je lui ai rappelé la nécessité de maintenir un dispositif de protection de l’industrie locale et des emplois liés. Mais de supprimer l’octroi de mer pour tous les produits qui ne sont pas fabriqués localement et qui a moyenne échéance ne seront pas fabriqués dans l’ile. Appliquer l’octroi de mer sur tous les produits importés y compris quand la concurrence locale n’existe pas est absurde et penalise les consommateurs réunionnais.

Enfin j’ai dit à la Ministre que les réunionnais attendent des mesures nouvelles pour le pouvoir d’achat. Je lui ai indiqué que c’est toute la politique du Gouvernement qui est aujourd’hui contestée en France comme dans les Outremers. Parce que fiscalement et socialement injuste. Que la balle est dans le camp de l’Etat pour aller vers une sortie de crise. Et que nombre de solutions se trouvent dans les cahiers de doléances qui lui ont été remis par les Gilets Jaunes

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