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“Vous auriez tort de croire que la France Insoumise est un parti europhobe”

Younous Omarjee était l'invité de Blonde. "Je suis un européen convaincu" a-t-il affirmé, estimant toutefoque "le projet européen a dérivé".

Interview diffusée le 1er juin 2021 par Blonde.

Première question très polémique, comment allez-vous ?

Incurablement bien (rires)

Pourquoi, vous vous faites soigner ?

Non, c’est plutôt parce que je crois que c’est un état d’esprit. Je vais toujours bien !

Toujours ? Vous n’avez jamais de coup de mou ?

Non, jamais.

Je considère que le projet européen a dérivé, et nous sommes bien décidés à faire en sorte qu’il reprenne sur de bons rails. 

Il va falloir nous donner votre secret. Député européen, vous êtes aussi Président de la Commission du Développement Régional, qui dispose de l’un des plus importants budgets de l’Union européenne. Vous avez été élu sur une liste France Insoumise, qui n’est pas franchement européiste. Comment conjuguez-vous, d’une part, vos responsabilités très importantes au sein de l’Union européenne, et en même temps un socle politique qui n’est pas tout à fait disposé à laisser trop de place à cette Union européenne ?

Les apparences sont souvent trompeuses. Vous auriez tort de croire que la France Insoumise est un mouvement europhobe. Pas du tout. Je crois que nous pensons que la France a un avenir dans l’Union européenne. Et tout le monde a bien compris que nous ne sommes pas d’accord avec le contenu des politiques européennes. Mais je suis un européen convaincu. Peut-être parce que je viens de loin, de l’océan Indien, c’est-à-dire de l’île de la Réunion. Et lorsque l’on prend un peu de distance, que l’on regarde les choses de loin, on ne les perçoit pas toujours de la même manière. Quand je voyage, dans le monde entier ce sont souvent les autres qui nous disent combien l’Union européenne est une construction extraordinaire. Donc non, il n’y a pas d’incompatibilité entre l’appartenance à la France Insoumise et mes convictions. Je suis également un antilibéral, je considère que le projet européen a dérivé, et nous sommes bien décidés à faire en sorte qu’il reprenne sur de bons rails. 

Vous êtes président de la Commission du Développement régional du Parlement européen comme on le disait auparavant. Pouvez-vous nous expliquer votre rôle au sein de cette Commission ? Et plus généralement, le rôle de cette Commission REGI ? 

Je suis le premier, le seul ultramarin Président d’une Commission parlementaire. Je le dis parce que je ne suis pas certain que mon parcours en Europe soit possible en France. Dans notre pays, très souvent, les élus qui viennent des outremers sont considérés comme des objets exotiques, qui n’ont qu’à s’intéresser à leurs îles, aux plages et aux cyclones tropicaux. Qui, finalement, n’auraient rien à dire sur le reste. 

Dans notre pays, très souvent, les élus qui viennent des outremers sont considérés comme des objets exotiques.

En Europe les choses ne se passent pas de cette manière. Il n’y a pas ce regard parfois un peu condescendant ou colonial sur nous. Et étant, je le crois, apprécié de mes collègues eu égard à mes compétences, mon expérience, mon travail, j’ai été élu à l’unanimité président de la Commission du Développement régional. C’est l’une des Commissions les plus importantes, dans la mesure où elle gère à peu près 370 milliards d’euros pour mettre en œuvre la cohésion en Europe, en fait c’est la mise en œuvre de la solidarité. C’est la raison pour laquelle je me sens très à l’aise, très bien dans cette Commission. Et l’Europe, plus que jamais a besoin de solidarité. L’Europe est née par la solidarité et l’Europe peut mourir par manque de solidarité. C’est pourquoi, dans le moment qui est le nôtre, ce sont des responsabilités tout à fait exaltantes.

Vous rappeliez à l’instant vos origines ultramarines. Qu’est-ce que l’Europe fait concrètement pour ces régions ultrapériphériques ? Est-ce que ce statut de régions ultrapériphériques (RUP) vous semble suffisant ? Je pense évidemment à une région, qui n’est pas si éloignée de la vôtre, à savoir Mayotte. C’est une île qui est dans une situation extrêmement difficile sur beaucoup de plans. Comment l’Europe peut faire plus, faire mieux et être peut-être plus présente ? Ou bien est-ce que le projet européen vis-à-vis de ces régions là est de fait caduc ? 

Le principe de la politique de cohésion est que, moins une région est développée, plus elle bénéficie du soutien de l’EU. Et je ne sais pas si l’on peut s’enorgueillir que les outremers bénéficient de manière très massive, très puissante du soutien de l’EU. Cela veut dire que nous sommes les régions d’Europe les moins développées. La France, qui est la deuxième puissance économique de l’UE, compte donc en son sein les régions les plus pauvres de l’Union. Je crois que c’est une honte pour la France. Et l’Union européenne essaie de corriger cela. Mais nous devons toujours nous dire que, lorsque les fonds européens arrivent dans les territoires, ils arrivent avec la mise en œuvre de politiques nationales, ou plutôt l’absence de politiques ambitieuses au niveau national. Et que ce soit à Mayotte par exemple ou en Guyane, les objectifs que nous nous sommes fixés au niveau européen ont du mal à rencontrer une véritable performance, tout simplement parce que l’Etat n’est pas suffisamment présent dans l’éducation, dans la sécurité, dans la santé, dans toute une série de questions. Ce qui veut dire que nous arrivons sur des terrains dévastés, et cela rend compliquée la réalisation de tous nos objectifs. Mais ce soutien de l’EU est essentiel. 

Votre histoire, personnelle et politique, vous a conduit à défendre différentes thématiques au sens large, comme la lutte contre les lobbys, la défense du mariage pour tous, l’interdiction de la pêche électrique en Europe ou encore la défense des thèmes écologistes. Comment se sont forgées vos convictions politiques au regard de votre histoire personnelle ? 

C’est toujours une question très compliquée, puisque l’on se constitue au fur et à mesure, à la fois de convictions, mais aussi d’un certain nombre d’éléments qui relève parfois du hasard. Mais mon premier engagement politique, cela ne me rajeunit pas, était, comme pour beaucoup de ma génération, l’opposition à la « loi Devaquet » en 1986. C’est je dirais mon premier acte politique, j’avais alors créé un Comité d’action lycéen à Saint-Denis à l’île de la Réunion. Et nous avions mis dans la rue la plus grande manifestation d’étudiants et de lycéens jusqu’à ce jour, puisque nous étions à peu près dix mille dans les rues de Saint-Denis, nous avions même délogé les étudiants en droit à la faculté. 

La France, qui est la deuxième puissance économique de l’UE, compte donc en son sein les régions les plus pauvres de l’Union.

Et ensuite je me suis engagé auprès d’une personne, d’un élu de la Réunion, Paul Vergès. Il a été mon maître à penser. Il était le frère jumeau de l’avocat bien connu Jacques Vergès, mais était lui-même un très grand résistant, un grand communiste réunionnais. Je l’ai accompagné pendant vingt ans. J’ai beaucoup appris auprès de lui. Vous savez, il faut avoir l’humilité de reconnaître ce que les autres vous apportent. Et puis bien sûr, les outremers et la Réunion en particulier m’ont beaucoup apporté dans mon rapport au monde. Nous sommes un peu, comme je le disais au début de cette conversation, décentrés, un peu originaux, particuliers et constitués différemment. Je crois qu’en réalité c’est une richesse considérable. Vous savez, la Réunion est un pays où se sont retrouvés toutes les civilisations. C’était une île déserte, le paradis pour les oiseaux. Les hommes ont été d’ailleurs abominables puisqu’ils ont commis l’un des plus graves crimes écologiques. Des espèces endémiques ont disparu au cours du temps. Mais il y a eu surtout ce crime de l’esclavage et de la colonisation. Tout cela créé une identité et forcément mon rapport à la politique est différent, mais je pense intéressant (rire).

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Je sentais poindre dans la question précédente un peu de politique franco-française quand vous déploriez le manque de l’Etat dans un certain nombre de territoires. Pour rebondir non pas sur le fond de la question mais sur la thématique politique, comment sentez-vous le climat politique français actuellement ? Des personnalités de gauche le sentent comme étant de plus en plus délétère, que l’on ne trouve plus de voie, que l’on ne parvient pas à se structurer. Comment voyez-vous les choses ? 

C’est un climat très inquiétant, pas seulement en France mais partout en Europe et au-delà. Quand Emmanuel Macron était venu au Parlement européen, je l’avais interpelé. Et je lui avais dit que l’Europe et le monde étaient rentrés dans des processus « d’ensauvagement » et de « décivilisation ». J’avais repris volontairement ce terme « d’ensauvagement » qui est celui qu’utilise aujourd’hui l’extrême-droite. Mais ce terme a été utilisé au départ par Aimé Césaire pour dire que nous devons prendre garde à l’ensauvagement de l’Europe. Et je crois que nous y sommes actuellement. Au-delà des petites polémiques, qui sont tout à fait détestables et qui abaissent le niveau de la vie politique, de la vie démocratique, et qui représentent un vrai danger pour la démocratie, il faut faire très attention à ça.

Contre le nationalisme identitaire, l’Europe est une solution.

Mais au-delà de ces questions, vous avez dans le monde et en Europe en particulier, la montée de ce que l’on nomme le nationalisme identitaire. Et c’est ce nationalisme identitaire qui est absolument dangereux, qui draine l’extrême-droite partout en Europe. Contre ce nationalisme identitaire, je crois que l’Europe est une solution. C’est pourquoi, dans ce moment historique tout à fait particulier, je dis à la gauche : faites extrêmement attention de ne pas apporter un renfort aux forces d’extrême-droite. Ce sont elles qui vont en réalité tirer le grand bénéfice de l’affaiblissement de l’Europe. Cela ne veut pas dire qu’il ne faille pas combattre les politiques européennes. Mais contre ce nationalisme identitaire nous devons faire très attention. Et en France aujourd’hui, c’est la droite, la droite la plus réactionnaire, qui en réalité amène ces questions dans le débat public et fracture la société. 

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Donc nous devons, et c’est ce que nous faisons, travailler à des solutions d’unité, de pacification du débat public. Mais cela, voilà, il y aurait encore beaucoup de choses à dire (rire).

Depuis l’élection d’Emmanuel Macron, on entend de vives critiques provenant de tous les partis politiques pour dénoncer le musèlement du Parlement, et en particulier de l’Assemblée nationale qui ne serait devenue qu’une chambre d’enregistrement. De votre point de vue, par votre expérience, pensez-vous que le Parlement européen est plus démocratique que l’Assemblée nationale française ? 

Clairement ! Cela n’a rien à voir, et c’est pourquoi quand tout le monde me posait la question pourquoi ne pas se présenter aux élections législatives, je répondais : jamais. Parce qu’en réalité, à l’Assemblée nationale nous ne disposons d’aucun pouvoir, dans la mesure où tout est décidé par le gouvernement. Et c’est un vrai problème pour la démocratie.

Nous devons travailler à des solutions d’unité, de pacification du débat public.

En Europe, cela se passe tout à fait différemment, parce que le pouvoir est véritablement partagé entre les colégislateurs, entre les différentes institutions. Et on ne le dit pas suffisamment, puisque l’on cède à la facilité du slogan. La politique vous savez, aujourd’hui, se fait trop souvent par des slogans, et l’on finit par croire que ces slogans peuvent faire une réalité. Mais depuis le traité de Lisbonne – traité que je combats pour différentes raisons – il faut reconnaître que ce traité a donné des pouvoirs considérables au Parlement européen. Sur les grandes politiques européennes, on ne peut rien faire sans le Parlement européen. Nous sommes dans ce que l’on appelle la co-décision. En tant que Président de ma Commission, j’ai négocié pendant deux ans avec le Conseil européen sur l’ensemble des règlements qui couvrent ces 370 milliards d’euros. Si je ne concluais pas la négociation, il n’y avait pas d’argent dans les territoires, pas de règlements possibles.

Actuellement, nous sommes dans une négociation très compliquée sur les conséquences du Brexit et les soutiens que nous devons apporter aux territoires qui sont impactés. Nous avons des divergences avec les chefs d’Etats. Et au Parlement européen, nous avons adopté une position. Comment cela se passe-t-il alors ? Les chefs d’Etats ont leurs positions, nous, nous avons la nôtre, et puis nous allons rentrer en négociation, si bien qu’il va falloir trouver un accord. Ce que l’Europe a d’intéressant dans son fonctionnement – je vais me faire descendre par beaucoup de gens qui vont croire que je suis un pro-européen mais je le suis et je le revendique. Ce qui est très intéressant, c’est comment vingt sept pays, avec des diversités de situations importantes, d’histoires, de cultures, d’intérêts, arrivent à se mettre d’accord. Au Parlement européen, des groupes politiques allant de la droite à mon groupe The Left, à la fin se mettent d’accord. A la fin des fins, ce qui prime c’est l’intérêt général, l’intérêt des peuples européens. Et nous sommes obligés de nous mettre d’accord. 

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Donc la grande bataille pour un député, c’est de faire en sorte que le compromis qui doit se faire soit le meilleur et non pas le plus petit. Très souvent, malheureusement c’est le plus mauvais ou le plus petit qui l’emporte. J’ai l’illusion de croire que pour les négociations que je conduis c’est le meilleur compromis. Mais seul l’avenir le dira.

Suite au feu vert de l’Autriche et de la Pologne, les Etats membres vont très prochainement recevoir une partie du plan de relance de l’Union européenne. Quel regard portez-vous sur les priorités de ce plan de relance ?

En tant que Président de ma Commission, je suis un peu embêté sur la manière dont ce plan de relance est conçu. Parce que le choix qui est fait, est de laisser aux Etats membres le soin de déterminer le contenu de leurs plans de relance. Très bien, il y avait une urgence à le faire. Cependant, il faut faire très attention à ce que ce plan de relance ne se traduise à la fin par une renationalisation d’un certain nombre d’objectifs et de politiques européennes. Nous regardons cela avec beaucoup d’attention, et nous mettons les Etats en garde contre ce risque. Ensuite, sur le contenu du plan de relance, il y a des objectifs communs, à la fois aller plus vite sur la transition énergétique, sur l’accord climat, ce que l’on appelle le « green deal », et puis sur la réduction de la fracture numérique. Ce sont les deux grands volets prioritaires en termes d’investissements.

Avec la crise du Covid, le risque est que l’Union européenne sorte de cette crise avec des divergences économiques aggravées.

Mais ce que le plan de relance doit aussi permettre, c’est le redémarrage des économies et un redémarrage ordonné. Avec la crise du Covid, le risque est que l’Union européenne en sorte avec des divergences économiques aggravées. Tous les pays n’ont pas les mêmes moyens que l’Allemagne par exemple pour injecter des milliards dans l’économie réelle et dans l’économie de la production. Donc le grand intérêt de ce plan de relance, est de permettre aux pays du sud en particulier, qui ont été très frappés par la crise du Covid, de continuer à injecter des liquidités dans l’économie.

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Mais dès demain, nous verrons poindre un certain nombre de limites et de contradictions, parce qu’à compter du 1er janvier 2023, toutes les règles du pacte de stabilité et de croissance – règles budgétaires qui obligent au respect des critères ordo-libéraux – vont de nouveau s’appliquer. Elles sont suspendues pour le moment, c’est-à-dire jusqu’à décembre 2022. Et ce que je dis au Président Macron et au ministre des Affaires européennes, c’est qu’il faut se saisir de la présidence française de l’UE pour faire en sorte que l’on en finisse définitivement avec ces règles ordo-libérales qui ont été vendues, voulues par l’Allemagne, et qui sont un véritable problème pour l’Union européenne.

Vous vous rendez très prochainement en Grèce, pays qui a été sévèrement touchée par les règles que vous venez de citer. Quel diagnostic portez-vous sur les solutions qui ont été évoquées et mise en place par l’Allemagne et la BCE ? Comment pourrait-il en être autrement dans les années qui viennent ? 

Il faut faire autrement, parce que les politiques austéritaires ouvrent sur des catastrophes. Et nous avons bien vu que, la mise en œuvre des politiques austéritaires a considérablement fragilisé différents pays de l’UE pour faire face à la crise du Covid. Si nous n’avions pas eu toutes ces politiques d’austérités, mais la continuation d’investissements dans les services publics et en particulier dans la santé, nous n’en serions pas là. Il y a des vies qui ont été perdues à cause des politiques austéritaires.

Ces règles ordo-libérales qui ont été voulues par l’Allemagne sont un véritable problème pour l’Union européenne.

Pour la Grèce, je crois qu’il ne faut pas seulement regarder les critères économiques. Quel était le taux de croissance de la Grèce lorsqu’elle était à son apogée sur le plan philosophique ? Ce pays continue pourtant de rayonner dans l’ensemble des esprits à travers le monde. Donc, on ne peut pas se focaliser sur ces petits critères extrêmement réducteurs. Les politiques d’austérités, et la troïka en Grèce, se sont traduit par une inestimable souffrance pour le peuple grec. Cela a aussi été une perte de dignité incommensurable. J’ai beaucoup d’amis grecs, que ce soit à Syriza ou dans d’autres mouvements, même à droite, qui me disent combien cette troïka est apparue comme une nouvelle forme de colonisation. Cela a été une souffrance terrible, parce que des personnes qui n’avaient aucun problème dans leur vie se sont retrouvés du jour au lendemain au chômage, à la rue et avec de très petites pensions. Cette politique malheureusement continue parce que la cure est très longue et difficile.

Dans ce moment de crise du Covid, c’est une occasion inespérée pour tout repenser. Et si l’on doit tout repenser, c’est au niveau européen qu’il faut le faire. On ne peut pas espérer que le sursaut vienne des autres puissances. Et on ne peut pas considérer que ces politiques ordo-libérales, qui ont été inscrites dans le marbre, représentent la fin de l’histoire, la fin du progrès, la fin de l’histoire du progrès. Le progrès est quelque chose qui doit continuer en permanence. Il faut que l’histoire du progrès reprenne.

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La crise du Covid est une occasion inespérée pour tout repenser. Et si l’on doit tout repenser, c’est au niveau européen qu’il faut le faire.

C’est pourquoi l’élection présidentielle en France sera extrêmement importante. Ce que, du côté de la France Insoumise et de Jean-Luc Mélenchon nous portons, c’est un projet qui permet de faire en sorte que l’histoire du progrès continue de s’écrire, qu’elle aille au-delà de ces politiques ordo-libérales. Et si l’Europe prend un autre chemin, l’on peut être certain que cela sera profitable aux travailleurs chinois, indiens, sud-américains et africains. Si l’Europe est universelle, elle peut offrir au monde de nouvelles politiques économiques et sociales. 

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