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Solidarité, fraternité, humanité… Notre devoir envers les Ukrainiens

En ouverture de la séance plénière du Parlement européen, Younous Omarjee, Député Européen, Président de la Commission du Développement Régional, a plaidé en faveur du financement de l'accueil en Europe des réfugiés qui fuient la guerre d'Ukraine.

Madame la Présidente, merci.

Au nom de la Commission REGI, je veux m’exprimer en faveur de ce vote d’urgence. Qui, vous en conviendrez, ne porte pas une petite affaire mais ce qu’il y a de plus horrible, de plus terrible, de plus tragique. La Guerre. La s’invite aujourd’hui dans nos travaux nous pressentons tous déjà que cette guerre d’Ukraine aura des conséquences vertigineuses pour toute l’Europe.

“Les besoins humanitaires augmentent de façon exponentielle, en majorité pour des femmes et des enfants”

Et déjà sous nos yeux, l’un des plus vastes mouvements de population de notre histoire européenne récente. Des millions d’Ukrainiens, pris au piège de la guerre, des bombardements de l’armée russe et des crimes de guerre de Vladimir Poutine, ont pris le chemin de l’exode.

En moins de 3 semaines, ce sont déjà plus de 4 millions d’Ukrainiens — 4 millions ! — à aller chercher refuge en Union européenne. En moins de 3 semaines, la Pologne a accueilli déjà 2 millions 200 mille réfugiés. Ils sont 880 mille en Roumanie, 300 mille en Hongrie, 300 mille en Slovaquie. La République tchèque est également aux avants-postes et au fur et à mesure que dure la guerre, la pression ira croissante.

Partout les besoins humanitaires augmentent de façon exponentielle, en majorité pour des femmes et des enfants. Ce sont des besoins premiers. Besoins en terme d’aide alimentaire, de santé, d’éducation, de logement, auxquels il faut répondre.

“Nous faisons tout et que nous ferons tout ce qui est possible de faire pour apporter un appui concret”

Pour ces pays, pour les réfugiés ukrainiens, pour ces populations qui s’acquittent dans des conditions parfois inimaginables ici, depuis Bruxelles, de ce devoir d’accueil, nous devons par ce débat dire que la cohésion est présente. Et que nous faisons tout et que nous ferons tout ce qui est possible de faire pour apporter un appui concret aux Etats, régions et villes qui se trouvent aux avants-postes. C’est l’objet du règlement CARE proposé par la Commission européenne que notre Commission REGI soutient. C’est notre devoir. Et c’est notre honneur que de le faciliter à travers la politique de cohésion.

Pour conclure, ce débat sera celui de l’unité. De l’unité réaffirmée de notre Parlement pour dire que nous n’abandonnons ni les réfugiés ukrainiens, ni les citoyens européens qui fidèles aux valeurs de l’Union européenne se hissent au niveau du devoir historique de fraternité, de solidarité et d’humanité qui est le nôtre.

Merci beaucoup.



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