Aujourd’hui, nous nous souvenons et nous pensons aux victimes disparues, à leurs familles, aux survivants, à toutes celles et à tous ceux qui portent toujours les cicatrices, visibles ou invisibles, de cette nuit sanglante, à Paris.
Les terroristes islamistes, dévoyant une religion, ont voulu imposer une idéologie de mort contre ce que nous sommes. Et pourtant, le peuple français ne s’est pas effondré, il ne s’est pas replié, il ne s’est pas divisé. Dans le silence des jours qui suivirent, notre peuple s’est tenu debout, rassemblé dans une fraternité grave, affirmant que la haine ne gagnerait pas. Dix ans plus tard, la menace terroriste est toujours là. Notre cohésion, attaque après attaque, est mise à l’épreuve, et cela nous oblige. Cela nous oblige pour continuer notre lutte implacable contre le terrorisme, pour continuer aussi à refuser tous les poisons de la haine, de la stigmatisation et de la division.
Mes chers collègues, notre réponse, en Europe, c’est le droit. Notre réponse, c’est la démocratie. Notre réponse, c’est la liberté.