« C’est le peuple qui paie les cadeaux faits aux riches » – Entretien

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Je vais rappeler ici quelques chiffres :

– La baisse des impôts sur les sociétés représente 15 à 17 milliards d’euros de cadeaux pour les actionnaires et les grands groupes.
– La suppression de la taxe sur les dividendes : 2 milliards de cadeaux pour les multinationales.
– La suppression de l’ISF représente 4 milliards d’euros de cadeaux pour les plus riches. Et 4 milliards de plus, avec la flat tax.

Et dans le même temps, le prix de l’électricité a augmenté de 17%, le prix du gaz de 16%, et la prix du Diesel de 23% en un an. Toutes ces mesures sont des choix qui ont été pensés et voulus.

Par qui ? Par la Commission européenne qui obligent les États à réduire la dépense publique et qui punit ceux qui ne respectent pas ce qu’elle demande. Michel Foucault a écrit « Surveiller et punir, naissance de la prison ». Eh bien cette Europe est une prison aujourd’hui pour les peuples et pour les États.

Dans une lettre du 15 octobre 2018 justifiant le budget 2019 auprès de la Commission européenne, le gouvernement français a écrit : « En ce qui concerne les prélèvements obligatoires, l’année 2019 est fortement affectée par le double coût ponctuel pour les finances publiques de la transformation du CICE en allègements de cotisations. Ces baisses de prélèvements seront partiellement contrebalancées par la poursuite de la montée en puissance de la fiscalité sur le tabac et de la fiscalité écologique. »

L’État français confesse donc noir sur blanc : Oui, les cadeaux qui ont été faits pour les riches, ont un coût. Mais nous avons trouvé la solution ! C’est le peuple qui paiera ! Et c’est ainsi que le prix du gasoil ou du paquet de cigarettes augmente.

C’est la démonstration de ce que Jean-Luc Mélenchon a appelé « le ruissellement à l’envers ».

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